Ce site est dédié à l'improvisation musicale que nous disons naturelle et spontanée,
mais comment doit-on la définir ?
Elle se produit avant toute utilisation des seules connaissances théoriques, mémorisation apprentissage ou réflexion ... Il s'agit bien, en la circonstance, d'une réponse instantanée et simultanée de nos neurones aux sons tels ceux d'un orchestre ou ceux d'un instrument en solo, par exemple ceux du piano .
Ce genre d'improvisation à partir d'une juste formation de l'oreille, et de sa familiarisation avec l'instrument pratiqué, agit sur ce qu'il y a de plus authentique en nous. Elle permet à notre sensibilité musicale "enfouie" de s'exprimer et de s'épanouir.
Cette réaction sensitive rejoint l'alchimie de notre cerveau et de ses mystères. Elle démontre que nous pouvons, sans a priori, tels les animaux qui agissent à bon escient par leur seul instinct, utiliser en nous des ressources insoupçonnées du moment qu'on les laisse s'exercer sans contrainte; la musique dans ce cas particulier en est le vecteur.
Mais,à la différence du monde animal, nous pouvons faire le distinguo entre l'instinct et le savoir. Alors pourquoi ne pas profiter de l'alliance de ces deux notions ? Les chercheurs en neuro-sciences ont délimité des zones de notre cerveau dédiées à la seule reconnaissance des sons et, par voie de conséquence, aux effets de la musique sur notre sensibilité et nos émotions.
Nous sommes en effet tous des musiciens, mais selon les circonstances de notre vie, notre "oreille musicale" a été plus ou moins bien formée et ouverte à la richesse et à la diversité des harmoniques...
Or , la pratique de cette improvisation dite naturelle par les amateurs, nécessite quelques conditions comme celle appelée "l'oreille absolue ou l'oreille dite juste" . Elle conduit à un accomplissement de soi vraiment extraordinaire jusqu'à permettre l'enregistrement de vos improvisations par exemple sur votre piano en solo, celles-ci prenant le statut d'oeuvres musicales...
Elle apporte ainsi une motivation permanente dans la pratique immédiate d'un instrument et selon son niveau. Elle permet alors dans un second temps d'aborder la théorie, en évitant le découragement, ce qui arrive à plus de 80% des élèves d'écoles de musique qui finissent par abandonner tôt ou tard toute pratique de leur instrument en étant profondément découragés.
Puisse ce site contribuer d'inciter à :
- faire prendre conscience aux parents et aux éducateurs de l'importance qu'il y a de former l'oreille des touts petits , âge foetal compris, aux sons les plus divers. A surtout, privilégier les compositeurs dits classiques, d'Albinoni à Bartok pour simplifier dont la richesse et la diversité harmoniques des oeuvres sont sans égales.
- pratiquer un instrument par cette improvisation qualifièe par nous de "naturelle". Ainsi pourra se manifester notre imagination créatrice.
- faire collaborer avec nous au bout du compte, un certain nombre de personnes fascinées par cette pratique non encore conceptualisée en vue de la création d'une sorte "d'Institut international de l'improvisation naturelle", avec sa pédagogie propre, ses concours et ses spectacles..
- faciliter l'apprentissage théorique de la musique grâce à la puissante motivation issue de cette pratique de ce genre d'improvisation à quelque niveau que ce soit.
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Heureusement, l'homme de tous temps a été conditionné vers une acquisition d'un savoir en constante évolution et renouvellement. Mais cela lui a donné l'idée qu'il était devenu en quelque sorte un petit dieu....
Pourtant certains parmi les savants en particulier, échappent à ce leurre. Fascinés par ce qu'ils découvrent, ils ont pleine conscience de ce qu'ils ont encore à découvrir ou de ce qu'ils ne savent toujours pas. La plupart d'entre eux sont ainsi d'une simplicité et d'une humlilité confondantes. Ces valeurs ne sont pas assez partagées dans notre enseignement qui a toujours privilégié chez nos enfants le savoir au détriment de leurs ressources innées. C'est si rassurant de se baser sur tout ce qui est déjà bien établi et écrit "noir sur blanc"....
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En matière de pédagogie musicale, ceci a conduit à une prise en compte totalement insuffisante de l'importance de la formation de l'oreille et de l'utilisation de nos ressources internes, au profit de l'étude et de l'analyse. Savoir qu'un do est placé à tel endroit du clavier, puis d'une partition, serait plus important dans ce cas que de le reconnaître d'abord à l'oreille.
C'est ainsi que la priorité donnée au solfège avec ses soupirs et demi-soupirs, ne fait pas soupirer d'aise nos chères petites têtes blondes ou brunes qui ne demanderaient pourtant qu'à aimer d'abord la musique avant même que de savoir comment elle pourrait s'écrire. Des progrés dira-t-on ont été faits en ce sens. Certes, mais trés réduits, et sûrement pas aux seuls sons d'un tambour comme nous le voyons souvent...Par contre quelle aptitude et quelle application chez eux lorsqu'il leur est offert la palette harmonique étendue d'un orchestre de chambre avec leur participation active, ainsi qu'il a été expérimenté avec succés au Japon par exemple.
Ces chers petits ont déjà du mal chez nous à entrer en sixième en sachant lire et écrire. Pourquoi alors compliquer l'apprentissage musical à cet âge ?
Conclusion :
Il suffirait d'un peu de bon sens et de se souvenir, par exemple, que nous sommes vivants à chaque millième de secondes du fait même de la programmation de la moindre parcelle de nos centaines de milliards de nos cellules en dehors même de notre propre volonté...
Alors, ayons un peu plus confiance à nos possibilités innées et à nos talents insoupçonnés,
ne serait pas vanité que de faire confiance à notre sensibilité musicale,
ce le serait en étant seulement satisfait, entre autres, de savoir la place d'un do
Bruno Viard